Unité 11 — épreuve finale mock final (conditions réelles)

Parcours E (lycée) · classe 13 · Niveau E

Modèle : Activer → Apporter → S’entraîner → Produire → Réfléchir · Niveau : E

Objectifs Link to heading

  • Je peux lire un texte d’actualité en français et repérer les informations chiffrées, les prises de position et l’intention de l’auteur (compréhension écrite).
  • Je peux organiser une réponse écrite argumentée (thèse – argument – exemple) sur le thème de la francophonie.
  • Je peux gérer mon temps dans une épreuve écrite longue et respecter un barème donné.
  • Je peux relire et corriger mon texte (orthographe, lexique, connecteurs) avant de le rendre.
  • Je peux m’auto-évaluer à l’aide de critères explicites et nommer deux axes de progrès.

Situation de départ Link to heading

Dernière semaine avant l’épreuve. Dans la salle 214, l’enseignante distribue les copies.

Mme Renard : « Aujourd’hui, ce n’est pas un cours ordinaire. C’est un examen blanc, en conditions réelles : une seule feuille de sujet, un dictionnaire, et le temps qui tourne. »

Yanis : « Madame, on a le droit de commencer par l’expression écrite ? »

Mme Renard : « Vous êtes libres de l’ordre. Mais lisez d’abord tout le sujet. On ne rédige jamais avant d’avoir compris ce qu’on vous demande. »

Lina : « Et si je bloque sur une question ? »

Mme Renard : « Vous passez à la suivante, vous y revenez après. Une copie finie vaut mieux qu’une copie parfaite mais inachevée. »

Pour activer : À l’oral, en binôme.

  1. Par quoi commencez-vous, vous, dans une épreuve écrite ? Pourquoi ?
  2. Que faites-vous quand une question vous bloque ?
  3. Combien de minutes réservez-vous à la relecture ?

1. Activer Link to heading

Avant de vous lancer, faites le point sur vos examens blancs précédents.

  • Quelle a été votre note moyenne aux derniers examens blancs ?
  • Citez deux progrès réalisés depuis (lexique, structure, orthographe, gestion du temps…).
  • Quel type de tâche vous inquiète le plus : la compréhension écrite ou l’expression écrite ? Pourquoi ?
  • Notez un objectif chiffré pour aujourd’hui (par ex. « rédiger au moins 350 mots », « garder 20 minutes de relecture »).

2. Apporter Link to heading

A. Vocabulaire de l’examen et de la francophonie Link to heading

FrançaisCatégorieÉquivalent / explication
la consigneexamence que le sujet demande de faire
le barèmeexamenla répartition des points
la relectureexamenle contrôle final de la copie
la compréhension écriteexamenlire et répondre à des questions
l’expression écriteexamenrédiger un texte argumenté
la francophoniethèmel’ensemble des locuteurs de français dans le monde
un·e locuteur·ricethèmeune personne qui parle une langue
une langue en partagethèmeune langue commune à plusieurs peuples
valoriserargumentmettre en valeur, donner de l’importance
néanmoinsconnecteurpourtant, malgré cela
en effetconnecteurintroduit une explication
par conséquentconnecteurintroduit une conséquence

Point de langue — structurer un paragraphe argumenté (T–A–E)

Un bon paragraphe d’expression écrite suit trois temps :

  • T (thèse) : la phrase qui affirme votre idée. La francophonie est aujourd’hui plurielle.
  • A (argument) : la raison qui la soutient, introduite par un connecteur. En effet, le français se parle sur les cinq continents.
  • E (exemple) : un fait précis, tiré du texte ou de vos connaissances. Ainsi, une chanteuse comme Aya Nakamura mêle le français et d’autres influences.

Reliez vos paragraphes avec des connecteurs logiques : d’abord, ensuite, néanmoins, par conséquent, enfin.

B. Texte de travail (texte original, ~180 mots) Link to heading

« Une langue, plusieurs voix »

Chaque année, le 20 mars, la Journée internationale de la francophonie rappelle une évidence simple : le français n’appartient plus à un seul pays. On le parle à Dakar comme à Montréal, à Bruxelles comme à Port-au-Prince, et bien sûr à Paris.

Pour les uns, cette diffusion est une richesse : chaque région apporte ses mots, ses accents, ses musiques. Pour les autres, elle pose une question : à qui « appartient » une langue partagée par des centaines de millions de personnes ?

Les linguistes répondent souvent par une image : une langue n’est pas un musée que l’on protège, mais une rivière qui coule et se transforme. Elle emprunte, elle invente, elle oublie. Ce mouvement n’est pas une faiblesse ; c’est le signe qu’elle est vivante.

Reste une certitude : plus on est nombreux à la parler, plus elle a de voix pour dire le monde.

Questions de compréhension (à l’oral).

  1. Quelle date la Journée internationale de la francophonie occupe-t-elle ?
  2. Quelle image les linguistes emploient-ils pour décrire une langue ? Que veut-elle dire ?
  3. Reformulez la dernière phrase avec vos propres mots.

C. Note culturelle — l’Organisation internationale de la Francophonie Link to heading

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) regroupe des États et des gouvernements qui ont le français en partage. Ses racines remontent à 1970, avec la création à Niamey (Niger) d’une première agence de coopération culturelle et technique ; l’OIF sous sa forme actuelle est née à la fin des années 1990. Selon les estimations de l’OIF, le français compte environ 300 millions de locuteurs répartis sur les cinq continents, ce qui en fait l’une des langues les plus parlées au monde. L’organisation agit dans les domaines de la langue, de l’éducation, de la culture et de la coopération. (Faits paraphrasés d’après l’article « Francophonie » de Wikipédia en français, licence CC BY-SA — voir Sources.)

3. S’entraîner Link to heading

Exercice 1 — Compréhension écrite (repérage). Relisez le texte B et répondez par une phrase complète.

  1. Citez trois villes mentionnées dans le texte.
  2. Quel jour a lieu la Journée internationale de la francophonie ?
  3. Selon le texte, pourquoi le mouvement d’une langue n’est-il pas une faiblesse ?

Exercice 2 — Connecteurs. Complétez avec le connecteur qui convient : en effet · néanmoins · par conséquent.

  1. Le français se parle sur cinq continents ; ______, il évolue partout différemment.
  2. Elle avait bien révisé ; ______, elle a manqué de temps pour la relecture.
  3. Le sujet est long ; ______, il faut lire toutes les consignes avant de rédiger.

Exercice 3 — Plan T–A–E. Sujet : « La diversité de la francophonie est-elle une richesse ? » Rédigez un seul paragraphe structuré selon le modèle T–A–E (3 à 4 phrases).

Exercice 4 — Gestion du temps. On vous accorde 90 minutes pour une compréhension écrite (30 %) et une expression écrite (70 %). Proposez une répartition en minutes, en gardant du temps pour la relecture.

Différenciation Link to heading

  • G (base) : à l’exercice 3, on fournit la thèse ; l’élève ajoute l’argument et l’exemple.
  • M (moyen) : l’élève rédige le paragraphe entier avec la liste de connecteurs sous les yeux.
  • E (approfondi) : l’élève rédige deux paragraphes opposés (richesse / difficulté) reliés par néanmoins.

Solutions Link to heading

Exercice 1.

  1. Trois villes parmi : Dakar, Montréal, Bruxelles, Port-au-Prince, Paris.
  2. Le 20 mars.
  3. Parce que ce mouvement (emprunter, inventer, oublier) montre que la langue est vivante, et non figée.

Exercice 2. 1. néanmoins — 2. néanmoins (ou) en effet selon le sens ; réponse attendue : néanmoins. — 3. par conséquent. (Note : à la phrase 1, « néanmoins » marque l’opposition « cinq continents mais évolution différente » ; « par conséquent » y serait accepté si l’élève justifie la conséquence.)

Exercice 3 (modèle). T : La diversité de la francophonie est une richesse. A : En effet, chaque région apporte ses mots et ses accents, ce qui enrichit la langue commune. E : Ainsi, le français du Québec, du Sénégal et de la Belgique n’est pas identique, mais tous se comprennent.

Exercice 4 (modèle). Compréhension écrite ≈ 25 min · Expression écrite ≈ 50 min · Relecture ≈ 15 min. (Total 90 min ; toute répartition gardant ≥ 10 min de relecture est valable.)

4. Produire Link to heading

Tâche d’expression écrite (écrit, ~40 min en classe).

À partir du texte B, rédigez un texte structuré de 250 à 300 mots répondant à la question :

« Une langue partagée par des centaines de millions de personnes peut-elle appartenir à un seul pays ? Justifiez votre point de vue. »

Consignes :

  • une courte introduction qui reformule la question ;
  • deux paragraphes T–A–E défendant votre position ;
  • une conclusion qui reprend l’idée principale ;
  • au moins quatre connecteurs logiques différents.

Critères d’évaluation Link to heading

CritèreIndicateurPoints
Contenu / pertinencerépond à la question, s’appuie sur le texte4
Structureintro – développement T–A–E – conclusion3
Languelexique, connecteurs, syntaxe3
Correctionorthographe, accords, ponctuation2
Total12

5. Réfléchir Link to heading

Cochez ce qui est vrai pour vous aujourd’hui.

  • J’ai lu toutes les consignes avant de rédiger.
  • J’ai repéré les informations chiffrées et les prises de position du texte.
  • Mes paragraphes suivent le modèle T–A–E.
  • J’ai employé au moins quatre connecteurs logiques différents.
  • J’ai gardé du temps pour la relecture.
  • Je peux nommer deux axes de progrès pour l’épreuve réelle.

Évaluation Link to heading

Épreuve écrite — compréhension et expression (Niveau E, ~90 min)

Support : le texte B « Une langue, plusieurs voix ».

Partie 1 — Compréhension écrite (10 points)

  1. Relevez, avec vos propres mots, les deux positions opposées présentées dans le texte à propos de la diffusion du français. (4 P.)
  2. Expliquez l’image de la « rivière » et ce qu’elle dit d’une langue. (3 P.)
  3. Citez deux régions du monde évoquées dans le texte et dites ce qu’elles montrent. (3 P.)

Partie 2 — Expression écrite (20 points)

Rédigez un texte argumenté de 300 à 350 mots : « La diversité de la francophonie : richesse ou obstacle ? » Défendez une position nuancée (thèse, contre-argument, conclusion).

Barème détaillé (expression écrite)Points
Contenu et argumentation8
Structure et connecteurs6
Richesse et correction de la langue6

Total de l’épreuve : 30 points.

Notes pour l’enseignant·e Link to heading

Durée de la séance : 45 minutes.

Déroulé indicatif :

  • Situation de départ + Activer — 6 min
  • Apporter (vocabulaire, point de langue, texte B, note culturelle) — 13 min
  • S’entraîner (Ex. 1–4 + correction) — 13 min
  • Produire (lancement, plan) — 10 min
  • Réfléchir — 3 min

Organisation : l’unité prépare un examen blanc « en conditions réelles ». Prévoir une version longue (90 min compréhension + expression, ou 270 min pour le format complet incluant la médiation) sur une autre séance ; ici, on entraîne les micro-compétences.

Différenciation : voir les niveaux G/M/E de la section 3. Distribuer aux groupes G la liste des connecteurs et une thèse déjà formulée ; demander aux groupes E une position nuancée avec contre-argument.

Matériel : dictionnaire monolingue autorisé ; chronomètre visible au tableau pour habituer les élèves à la gestion du temps.

Sources Link to heading

Plateforme indépendante, sans lien d’affiliation avec l’OIF, le Goethe-Institut ou tout organisme officiel.

Téléchargements

Écouter

Le vocabulaire, les dialogues et les textes de cette unité en audio, dits par une voix native. Le texte parlé figure en dessous.

Dialogue 1
Afficher le texte

Mme Renard : Aujourd'hui, ce n'est pas un cours ordinaire. C'est un examen blanc, en conditions réelles : une seule feuille de sujet, un dictionnaire, et le temps qui tourne.
Yanis : Madame, on a le droit de commencer par l'expression écrite ?
Mme Renard : Vous êtes libres de l'ordre. Mais lisez d'abord tout le sujet. On ne rédige jamais avant d'avoir compris ce qu'on vous demande.
Lina : Et si je bloque sur une question ?
Mme Renard : Vous passez à la suivante, vous y revenez après. Une copie finie vaut mieux qu'une copie parfaite mais inachevée.

Vocabulaire 1
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la consigne · le barème · la relecture · la compréhension écrite · l'expression écrite · la francophonie · un·e locuteur·rice · une langue en partage · valoriser · néanmoins · en effet · par conséquent

Dialogue 2
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Une langue, plusieurs voix
Chaque année, le 20 mars, la Journée internationale de la
francophonie rappelle une évidence simple : le français
n'appartient plus à un seul pays. On le parle à Dakar comme
à Montréal, à Bruxelles comme à Port-au-Prince, et bien sûr
à Paris.
Pour les uns, cette diffusion est une richesse : chaque
région apporte ses mots, ses accents, ses musiques. Pour les
autres, elle pose une question : à qui appartient une
langue partagée par des centaines de millions de personnes ?
Les linguistes répondent souvent par une image : une langue
n'est pas un musée que l'on protège, mais une rivière qui
coule et se transforme. Elle emprunte, elle invente, elle
oublie. Ce mouvement n'est pas une faiblesse ; c'est le
signe qu'elle est vivante.
Reste une certitude : plus on est nombreux à la parler,
plus elle a de voix pour dire le monde.

Texte 1
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* Une langue partagée par des centaines de millions de personnes
peut-elle appartenir à un seul pays ? Justifiez votre point de vue. *

Vocabulaire 2
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Contenu / pertinence · Structure · Langue · Correction · Total